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EXPOSITION DANGEROUS GIRLS |
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Un peintre, Céleste Bollack, un photographe, Thierry Vasseur,
se rencontrent. Du 8 au 11 décembre 2005 |
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Exposition
Vernissage Jeudi 8 décembre de 18h à 23h STUDIO ANGEL'S M° Notre Dame de Lorette |
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Un peintre, Céleste Bollack, un photographe, Thierry Vasseur, se rencontrent. Autour d'une femme, ils tissent leur toile, font la lumière, solarisent et de toutes les couleurs de leur palette, la femme devient guerrière, une femme sensuelle armée jusqu'aux dents.
Ces deux artistes partagent une exposition du 8 au 11 Décembre 2005 au coeur même de la matrice, le Studio Angel's, atelier de création et d'exposition de Thierry Vasseur depuis bientôt dix ans. Un lieu qui renouvellera chaque jour sa singulière atmosphère du 8 au 11 décembre 2005. Les deux artistes se sont véritablement rencontrés il y a 7 ans. Au cours de leur parcours artistique très différent, ils décident de renouveler l'expérience d'une exposition commune. Et c'est à ce moment clé qu'ils découvrent que leurs univers peuvent coexister et se compléter comme deux morceaux d'un puzzle, autour d'un sujet divinement dangereux : la femme érotisée qui pointe son Beretta droit sur vous. Une femme fatale qu'ils interprètent chacun de leur côté, pétri de leurs histoires et de leurs influences dans un monde moderne excessivement violent et sexuel. |
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Les toiles de Céleste Bollack naissent à la croisée de plusieurs chemins ; celui de l'inconscient, celui de son quotidien de femme et de mère, celui des rencontres et celui, venu de plus loin, des influences artistiques, parmi lesquelles Frida Khalo, Matisse et Kirchner tiennent une place importante et qui ont forgé en elle l'outil de son travail, l'outil imaginaire.
Céleste Bollack puise, comme le fait la psychanalyse, dans ses rêves et utilise ses pulsions, tout ce que son inconscient peut produire de plus fantastique et fantasmatique pour jeter sur la toile toutes les couleurs impures et la nuit, et les noirs de l'obscur. Elle fait de son jeune frère, Wladimir, son sujet qui, avec le personnage de Léontine, le double artistique de Céleste sont l'objet de toutes les interrogations, un regard souvent dérangeant sur ce que nous sommes ? Question essentielle mais pas qui ne se suffit pas à elle-même. D'autres questions viennent la compléter : quels adultes sommes-nous en train de devenir ? Car son oeuvre grandit en même temps qu'elle et que les personnages de sa vie. Le passage de l'enfance au monde des adultes prend forme aujourd'hui très clairement. Céleste Bollack mûrit et offre à présent à Léontine, enfant terrible et parfois terrifiante, l'apaisement de la maternité. Les regards ne sont plus obnubilés mais rassérénés. Mais elle n'oublie pas pour autant que la naissance porte en elle sa propre mort. Elle décide de peindre pour se sauver la vie. C'est toujours signifier pour Céleste cet impossible désir d'être et de disparaître, de transmettre, de donner à voir et de retenir celui qui voit. |
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| Elle ajoute à sa peinture d'autres techniques, elle colle, elle superpose des têtes et des costumes de contreplaqués et nous propose un chemin différent d'interprétation, livre ouvert qui reste à écrire par chacun de nous qui regardons la toile. Céleste Bollack ne place pas un miroir devant nos yeux mais le rêve écrit de ce qu'elle voit chez l'autre. Elle est de ceux-là, qui voient au travers des murs inconscients le paradis des images et de la pensée. Aujourd'hui elle décide de refermer les portes du liens du sang et de tourner son regard vers l'extérieur. C'est sa façon pour faire évoluer sa peinture vers autre chose que le moi décortiqué de ses jeunes années au profit d'une autre qui prend racine dans le monde actuel. Léontine croque-mitaine cède la place à une femme guerrière qui joue sa vie dans la jungle urbaine. Du conte de fées, Céleste Bollack bascule dans une autre dimension proche de l'univers pop de Thierry Vasseur depuis longtemps installé dans le polar en technicolor. |
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Thierry Vasseur est un familier des femmes dangereuses. Six ans qu'il les photographie pour les couvertures de SAS et plus récemment de Police des Moeurs et de Hank Mercenaire.
En avril 2005 c'est l'occasion pour lui de publier un livre rassemblant ses photos : Eros et Thanatos, qui décrit ce parcours atypique d'un homme qui découvre tardivement la photographie et dépeint à l'infini le nu féminin. Peu à peu il attribue à la femme un petit calibre qui la rend explosive. Il la pare de toutes les couleurs, de kitch, d'humour et de |
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| références jamais oubliées qui le portent vers une création de plus en plus singulière. C'est toujours de désir et de mort qu'il s'agit mais transposés dans un univers très seventies qui installe dès lors les dangereuses créatures dans un environnement décalé. Et c'est précisément cette dichotomie, des tueuses sur un fond rose bonbon, qui nous rappelle que Thierry Vasseur a construit son travail à partir de références cinématographiques très fortes. Des polars des années 30 jusqu'à la violence inouïe, esthétique et drôle des films de Tarantino, il admire et fait siennes les supers héroïnes de Strange, les fillettes des mangas japonais et la sublime Black Mamba de Kill Bill. Des amazones du XXe siècle qu'il représente de façon très plasticienne en retravaillant l'image prise sur le vif et c'est là qu'interviennent le Pop Art et le Surréalisme, deux courants artistiques à qui Thierry Vasseur rend hommage. Mais il est aussi un homme de son siècle et les techniques qu'il utilise lui permettent de s'affranchir de ses pairs et de rendre son oeuvre unique et sidérale. Textes de Fanny Lasserre |
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